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ATELIERS 2010  ACTUALITÉS OCTOBRE 2009 

Préambule

Existe-t-il obligatoirement une dichotomie entre théorie et création ?  Une personnalité authentiquement créatrice ne saurait créer dans un objectif didactique.  Sa jouissance - qui tient parfois de la souffrance - provient surtout du processus de la création.  L’œuvre qui en résulte n’est que secondaire, la trace de cette expérience vitale.  Chaque œuvre est un maillon dans une chaîne progressive, évolutive. 

 

Et vers quoi, au juste, cette évolution s’avance-t-elle ?  Nos automatismes, nos goûts, nos opinions, et ainsi de suite, font facilement écran aux possibilités innombrables d’appréhender ce monde en transformation perpétuelle.  Le processus mystérieux de la création est tout à fait apte à fêler, voire à fendre, cet écran aveuglant, pour révéler à nos yeux intérieurs des réalités jusqu’alors cachées, ou tout au moins, pour nous culbuter dans un univers inaccoutumé.  La personne engagée dans ce processus fait d’abord ces découvertes, et par le truchement de son œuvre, d’autres peuvent suivre ses traces. 

 

Même si nos perceptions extensibles peuvent nous amener à douter de l’existence d’une vérité réelle, le propre de l’humain est l’alliance entre lutte et espoir.  La concentration est un instrument important et puissant dans cette lutte ; elle est également l’état indispensable au processus créateur, et à l’appréhension des « traces » laissées par celui-ci.

 

Comme une œuvre dite artistique n’est qu’une pierre de gué pour ouvrir la perception, une œuvre théorique, issue sensiblement du même processus créateur, ne peut être ni canonique ni monolithique.  Elle aussi n’est qu’un tremplin pour celle ou celui qui la crée,  comme pour ceux qui la lisent.

 

Les essais qui suivent sont le fruit d’un travail de tâtonnements, de juxtapositions parfois improbables, de périodes de perte d’assurance, de courage regagné.  Un résumé précède chacun des deux textes dans l’espoir de vous donner envie de les lire intégralement.  Après cette lecture, je vous invite à partager vos idées avec nous en nous écrivant.

 

 Vers une dramaturgie sensorielle : Le rythme et le "Figuren Theater" de Frank Soehnle

 

 ALIS : une idéographie
 


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